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Leçon de la Grande Thérèse 

Au sein de l’Eglise, l’histoire se répète. Saint François de Sales explique qu’une fondation d’où la croix est exclue ne vient pas de Dieu. C’est ce qu’a particulièrement expérimenté la grande Réformatrice du Carmel lorsqu’elle reçut de Dieu l’inspiration d’œuvrer à une nouvelle fondation. Elle raconte :

« Le Sauveur me commanda de travailler de toutes mes forces à l’établissement de ce monastère. Il me donnait la plus complète assurance que cet établissement se ferait et que Lui-même y serait très fidèlement servi (….). Enfin, il m’ordonnait de communiquer le commandement qu’il me faisait à mon confesseur ; il le priait de ne point s’opposer à ce dessein et de ne point m’en détourner (…). Cependant j’éprouvais une peine profonde, parce que je me représentais alors quelques-uns des ennuis et des travaux que cette entreprise allait me coûter ; j’étais d’ailleurs très contente dans mon monastère, et si je m’étais occupée précédemment de cette affaire, ce n’était pas avec une détermination bien arrêtée, ni avec la certitude du succès.

Maintenant il me semblait qu’on me pressait de mettre la main à l’œuvre. Et comme je voyais que c’était entreprendre une œuvre qui me donnerait de grands soucis, je me demandais encore ce que j’allais faire. Mais le Seigneur insista souvent ; Il me fit connaître Sa volonté par des raisons si nombreuses et si évidentes que je n’osais plus me dispenser d’en parler à mon confesseur. Je lui écrivis donc ce qui se passait ; il n’osa pas me dire formellement d’abandonner le projet. Mais d’après les lumières naturelles de la raison, il ne voyait pas de chance de succès (…). Il me dit de m’en ouvrir à mon supérieur et de me conformer à sa décision. (…) Le Provincial, qui est ami de la perfection religieuse, accueillit très favorablement le projet ; il donna à cette dame tout l’appui qui était nécessaire et lui dit qu’il prendrait le monastère sous sa juridiction. (…) 

Notre projet avait à peine transpiré dans la localité qu’il s’éleva contre nous une grande persécution qu’il serait trop long de raconter. Ce n’étaient que paroles malignes et railleries. On traitait notre projet de folie, on disait que je n’avais qu’à rester dans mon monastère. (…) Or, un jour que j’étais sous le coup de cette épreuve et me recommandais à Dieu, Sa Majesté commença à me consoler et encourager. ”Je verrais par là, me dit-il, combien avaient souffert les Saints qui avaient fondé des Ordres religieux ; j’aurais encore à endurer beaucoup plus de persécutions que je pouvais penser ; mais nous ne devions point nous en mettre en peine”. (…) Ce qui causa le plus mon admiration, c’est qu’aussitôt nous fûmes consolées de tout le passé et remplies de courage pour résister à tous nos contradicteurs. Car en réalité, il n’y avait presque personne, soit parmi les gens d’oraison soit dans toute la ville, qui ne fût contre nous et qui ne regardât notre projet comme une insigne folie.

Il y eut aussi tant de propos et tant de trouble dans notre monastère qu’il sembla bien ardu au provincial de lutter seul contre tous. Il changea donc d’avis et ne voulut plus admettre la fondation. (…) Il abandonna notre projet et refusa de reconnaître la fondation. Aussi, nous qui pensions avoir surmonté les premières difficultés, nous éprouvâmes une très grande peine. Pour moi, ce qui me chagrina le plus, ce fut de voir que le provincial nous était opposé ; car avec son approbation, j’étais disculpée aux yeux de tout le monde. Quant à ma compagne, on ne voulut plus lui donner l’absolution si elle n’abandonnait pas ce projet, parce que, disait-on, son devoir était de faire cesser le scandale.

Elle alla trouver un religieux de l’Ordre de S. Dominique, qui était d’une éminente doctrine et en même temps très grand serviteur de Dieu. Elle lui raconta notre projet et lui fit le récit de toute l’affaire, parce que nous n’avions personne dans la localité qui voulût nous donner un conseil. On disait que nous ne suivions que nos têtes. (…) Il nous pria de lui donner huit jours pour réfléchir nous demanda si nous étions bien déterminées à faire ce qu’il nous dirait. Mais malgré cette réponse qui, ce me semble, était conforme à ma volonté, je conservai toujours une certaine assurance de voir la fondation se réaliser. Ma compagne avait plus de foi que moi ; en dépit de tout ce qu’on pouvait lui dire, elle ne consentit jamais à abandonner ce dessein. Pour moi, je le répète, il me semblait impossible qu’il ne réussît pas. (…)

Ce serviteur de Dieu m’a avoué depuis qu’en acceptant d’examiner notre projet, il était bien décidé à faire tout son possible pour nous en détourner ; car il avait déjà su l’opposition de la ville, et comme tout le monde il jugeait que ce projet était une folie. (…) Mais quand il commença à examiner ce qu’il devait nous répondre, quand il considéra attentivement cette affaire et le but que nous voulions établir, il fut pleinement convaincu que notre projet était très agréable à Dieu et qu’il fallait ne pas manquer de le réaliser. Il nous répondit donc de nous hâter de le mener à bonne fin ; il nous indiqua même les moyens à prendre et la ligne de conduite à suivre. (…) J’avais l’assurance que le Seigneur trouverait d’autres voies pour tout arranger et favoriser notre dessein ».

(Sainte Thérèse d’Avila : Vie écrite par elle-même, chap. 32)

Solennité de la Saint-Louis 2020,

chez les Pénitents blancs du Puy-en-Velay,
à l’occasion du 750e anniversaire de la mort du saint Roi.

10 ans de Sacerdoce du prévôt de Saint-Remi
devant la châsse de l’Apôtre des Francs à Reims (2 juillet 2019).

16 mai 1920 : Canonisation de Jeanne d’Arc à Rome.

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L’Ordre de saint Remi œuvre à ce que « la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Église romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie ».

Pie XI, lettre apostolique France Fille aînée de l’Église, 2 mars 1922.

« Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répétera :

« Ma fille, pourquoi Me persécutes-tu ? »

Et sur sa réponse: « Qui es-tu Seigneur ? »

La voix répliquera: « Je Suis Celui Que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même ».

Et, elle tremblante et étonnée,- dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?

Et lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon nom devant tous les peuples et les rois de la terre. »

Saint Pie X, le 29 novembre 1911.

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